08 juin 2007
SALUTATIONS !
Yo ho les filles !
je suis Monkey Jack le terrible primate pirate...
capitaine du célèbre Black Pearl
et à gauche, c'est...heu...
l'un de mes hommes...
Comme je suis désormais une célébrité,
je vais en, échange de quelques cacahuètes
et d'un peu de rhum,
vous parler de ma vie,
de celle de mes compagnons de fortune et d'infortune,
de mes occupations de singe de mauvaise vie
et de tout ce qui a fait
de moi l'un des plus grand pirates
de notre époque...
HE'S A PIRATE !
PIRATES
1 - Aventurier qui court les mers pour piller les navires dont il parvient à se rendre maître.
CORSAIRES
1 - Navire armé en course par des
particuliers avec l'autorisation du gouvernement (lettre de marque),
pour faire la chasse aux navires marchands d'un pays ennemi.
2 - Commandant d'un tel navire. Les plus célèbres corsaires français furent Jean Bart, Duguay-Trouin et Surcouf
FLIBUSTIERS
1
- Pirates des mers américaines au XVIIe et XVIIIe Siècle. Les
Flibustiers étaient principalement établis sur l'île de la Tortue au
nord-ouest d'Haïti et dévastaient les possessions espagnoles.
BOUCANIERS
1- Nom donné aux pirates des Antilles au XVIIe Siècle.
* * *
YO HO (A PIRATE'S LIFE FOR ME)

YO HO (A PIRATE'S LIFE FOR ME)
Paroles de Xavier Atencio, musique de George Bruns
Yo ho, yo ho, a pirate's life for me.
We pillage, we plunder, we rifle, and loot,
Drink up, me 'earties, yo ho.
We kidnap and ravage and don't give a hoot,
Drink up me 'earties, yo ho.
Yo ho, yo ho, a pirate's life for me.
We extort, we pilfer, we filch, and sack,
Drink up, me 'earties, yo ho.
Maraud and embezzle, and even high-jack,
Drink up, me 'earties, yo ho.
Yo ho, yo ho, a pirate's life for me.
We kindle and char, inflame and ignite,
Drink up, me 'earties, yo ho.
We burn up the city, we're really a fright,
Drink up, me 'earties, yo ho.
We're rascals, scoundrels, villans, and knaves,
Drink up, me 'earties, yo ho.
We're devils and black sheep, really bad eggs,
Drink up, me 'earties, yo ho.
Yo ho, yo ho, a pirate's life for me.
We're beggars and blighters, ne'er-do-well cads,
Drink up, me 'earties, yo ho.
Aye, but we're loved by our mommies and dads,
Drink up, me 'earties, yo ho.
11 juin 2007
LE HOLLANDAIS VOLANT
La légende du bateau fantôme qui ne rentre jamais au port
Une brume de chaleur flottait sur les eaux de False Bay,
une station balnéaire située à la pointe de l'Afrique du sud.
C'était une journée torride de mars 1939.
Sur la plage de Glencairn, une soixantaine de personnes
écrasées de soleil se prélassaient au bord des eaux tièdes de l'océan Indien.
Brusquement un superbe voilier surgit de la brume.
Il portait toute sa toile, c'était de ces navires qui assuraient autrefois
le service des Indes orientale, et qu'on n'avait pas vus dans les eaux
depuis bien des siècles.
Les premiers qui l'avaient remarqué alertèrent les autres.
Bientôt tout le monde fut debout, on se rassembla, tout excité,
près des vagues, et les spéculations allèrent leur train.
Selon le journal du lendemain, "le navire,
avec toute ses voiles portant plein,
et ceci bien qu'il n'y eu à ce moment là le moindre souffle de vent,
semblaient faire route vers Muizenberg"
Dans l'annuaire britannique d'Afrique du Sud, édition de 1939,
on peut lire le récit suivant :
"Comme mené par une force mystérieuse,
le bateau suivait son cap sans dévier, tandis que, tirées de leur léthargie,
les personnes présentes sur la plage de Glencairn restaient debout à le contempler
tout en discutant avec excitation.
Comment expliquer l'apparition de ce vaisseau qui allait vraisemblablement
s'échouer quelque part dans les sables de Strandfontein.
A l'instant même où l'excitation était à son comble,
le bateau-piège s'évanouit dans les airs aussi mystérieusement
qu'il était venu."
Dans les jours qui suivirent l'apparition du vaisseau fantôme,
on formula bien des hypothèses.
On prétendaient par exemple que les témoins
avaient été les jouets d'un mirage :
Quelques anomalies dans la réfraction des rayons lumineux
à travers l'atmosphère avaient reproduit devant eux l'images
d'un navire qui naviguait à plusieurs centaines de kilomètres de là.
Mais ainsi que le soulignèrent les témoins,
ce genre de coque, large et haute à l'avant, rabaissée à l'arrière,
et le gréement lui-même pouvaient difficilement
appartenir à un bateau moderne :
c'était sans doute un navire marchand du XVIIe Siècle.
Mrs Helène Tydell était parmis les témoins:
"Laissez dire au sceptiques ce qu'ils veulent, déclara-t-elle.
Le bateau n'était autre que le Hollandais Volant."
avant même d'inspirer l'opéra de Wagner,
la légende du vaisseau fantôme avait circulé durant bien des siècles
parmi les matelots du monde entier.
D'anciennes chroniques nous apprennent qu'en 1680
un capitaine hollandais du nom d'Hendrik Van der Decken,
parti d'Amsterdam et fit voile vers le comptoir des Indes
orientales néerlandaises établi à Batavia.
Van der Decken était une homme courageux, voire intrépide.
Les scrupules ne l'étouffaient point, mais c'était un excellent marin.
Tout parut s'être bien passé jusqu'au moment où,
non loin du cap de Bonne-Espérance, un brusque coup de vent,
comme il s'en produit sous les tropiques,
déchiqueta les voiles et détruisit le gouvernail.
Des jours passèrent, puis des semaines pendant lesquelles, ballotté,
le navire restait la proie de la houle :
un vent violent du sud-est l'empêchait de doubler le Cap.
Selon la légende, ses échecs répétés
rendirent Van der Decken de plus en plus furieux.
Profitant de la situation dramatique du capitaine,
le Diable en personne lui apparut en rêve.
A ce marin, il souffla l'idée de lancer à Dieu le défit
de l'empêcher de doubler le Cap.
C'est ainsi que dans un accès de rage,
le Hollandais suivit les conseils de Satan :
Hors de lui, il fit cet effroyable serment et cria, de façon à couvrir
les fracas de la tempêtes :
"Ma route étant tracée et ma course décidée, je défie la puissance de Dieu
de les entraver. Et même le Suppôt de l'Enfer n'éveillera point ma frayeur,
dussé-je naviguer jusqu'au jour du jugement."
On ignore qui, le premier, rapporta ces paroles.
On sait en revanche que le capitaine fut promptement châtié :
L'Age du Seigneur condamna Van der Decken à errer sur les mers
"jusqu'à que la trompette du jugement vienne déchirer les cieux".
Le navire finirait par sombrer, l'équipage par mourir :
le Hollandais, lui, tiendrait le quart jusqu'à la fin des temps.
Van der Decken et son bateau n'atteignirent jamais Batavia.
Depuis cette année 1680, on l'aurait pourtant aperçu d'innombrables fois.
Et le malheur, disait-on ne tardait pas à s'abattre
sur les navires qui l'avaient croisé.
La dernière apparition connue du navire remonte à septembre 1942 :
4 personnes se trouvaient assise sur leur balcon à Mouille Point,
au Cap, lorsqu'elles virent le vaisseau fantôme s'engager dans Table Bay
avant de disparaître dernière l'île de Robben.
Les savants demeurent persuadés que tous ces témoins
ont été victimes d'un mirage.
En revanche, personne n'a su encore expliquer les raisons pour lesquelles
les différentes descriptions du vaisseau fantôme se ressemblent
dans les moindres détails - ni surtout ce fait troublant :
Ce genre de bateau n'existe plus depuis deux siècles...!
* * *
12 juin 2007
AUX CONFINS DU MONDE CONNU
Au pieds des falaise imposantes du cap Bojador, au sud des îles Canaries,
l'Atlantique bouillonne et écume sans trêve.
Des banc de sardines étincelants dans le tumulte donnent à l'eau un aspect de métal en fusion.
L'océan s'écrase dans les gouffres inconnus et jaillit en colonnes d'écume.
Pour les marins de jadis, là s'ouvraient les portes de l'enfer.
Au delà s'étendait la mer des ténèbres,
peuplée de monstres et des esprits des marins morts...
Le maelström qui fait rage sur 25 Kilomètres de récif donna lieu
à des légendes si terrifiantes que, de 400 avant J.C.
jusqu'au XVe Siècle, l'exploration de la côte occidentale de l'Afrique
n'avança guère.
Les colonnes d'Hercule - le détroit de Gibraltar
marquaient la limite ouest de la méditerranée.
Cette limite franchie, les pionniers avançaient avec crainte,
à une vitesse moyenne de...1,5km par an.
Puis, en 1434, Henri de Portugal, le prince navigateur,
agacé par les superstitions qu'il devinait sans fondement
poussa un de ses capitaines, Gileannes,
à rechercher ce qui s'étendait réellement au sud du cap Bojador.
La Spectaculaire fureur des flots qui terrorisait les marins
depuis si longtemps était tout simplement due, passe-t-il,
à une mer particulièrement forte battant les falaises.
Le bon sens de Gileannes apaisa les craintes de son équipage.
Il mit le cap sur la fin du monde - sur l'inconnu.
Le résultat surpris certainement les plus craintifs.
En vingt-quatre heures, ils évitèrent le sinistre
de la barrière du cap Potamot et parvinrent dans des eaux calmes,
sans avoir rencontré le moindre monstre.
Ayant oublié leurs frayeur , ils gouvernèrent à l'est
et furent récompensés par le spectacle d'une côte qu'aucun homme blanc
avant eux n'avait explorée.
Il avait fallu mille ans aux Européens
pour reconnaître 1500 kilomètres de côtes
au sud des colonnes d'Hercule.
Gileannes, se lançant hardiment dans la mer des ténèbres,
suscita un nouvel élan de curiosité et la carte des 8000 autres
kilomètres de la côte d'Afrique occidentale
fut dressée en moins de soixante dix ans
* * *


